TÉLÉCHARGER GÉNÉALOGIE DE LA MORALE NIETZSCHE

La généalogie de la Morale (3e édition) Frédéric Nietzsche ; traduit par Henri Albert. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart. FRÉDÉRIC NIETZSCHE. La Généalogie de la Morale. Première dissertation. «Bien et mal», «bon et mauvais». Traduit par Henri Albert. Paris. MERCURE DE​. La généalogie de la Morale (3e édition) / Frédéric Nietzsche ; traduit par Henri Albert -- -- livre.

Nom: généalogie de la morale nietzsche
Format:Fichier D’archive
Version:Nouvelle
Licence:Usage personnel seulement (acheter plus tard!)
Système d’exploitation: MacOS. Android. iOS. Windows XP/7/10.
Taille:54.87 MB


NIETZSCHE DE TÉLÉCHARGER GÉNÉALOGIE LA MORALE

Il faut distinguer le but du moyen. La logique ancienne, surtout grecque, est une logique des dieux tenus pour amateurs des spectacles cruels. Le processus n'est pas encore arrivé à son terme, bien que par le contrat émerge déjà la conscience de l'animal-homme. Les faibles n'ont rien d'autre à faire que d'accepter entre eux ce compromis. Il a donc besoin d'une certaine distance pour être réellement soi.

Retrouvez l'ebook Généalogie de la morale par Friedrich Nietzsche au format PDF sur add-verse.info Téléchargement immédiat. Dès validation de votre. La Généalogie de la morale. Traduction par Henri Albert. Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, vol. Mercure de France, [troisième édition]. Rien de moins aimable et avenant que la Généalogie de la morale, que Friedrich Nietzsche écrit en vingt jours, dans le courant juillet , à Sils-Maria.

Nietzsche ne rend pas ses lecteurs identiques à lui. Il veut que notre expérience originale s'enrichisse d'un plus. Ce plat est difficile à digérer et Nietzsche le sait. Il apporte une lumière dans nos débarras. Il n'est pas évident que nous soyons disposés à l'écouter.

Ce philosophe est aux antipodes de notre manière habituelle de voir le monde. Ses canons de lecture déforment l'image. Et si c'était l'image déformée qui est la vraie? Il faut de la patience, pour arriver à critiquer les idées reçues. Il s'agit aussi de sortir des clameurs du monde, parce que c'est une pensée qui se veut discrète. Ce travail comprend quatre chapitres. Le premier chapitre est consacré à la clarification conceptuelle. Il s'agira de clarifier les termes clefs de notre réflexion.

Le deuxième chapitre nous introduira au coeur de la généalogie de la justice aristocratique chez Nietzsche. Le troisième portera sur la généalogie du châtiment. Enfin, dans le dernier chapitre nous relèverons quelques aspects critiques. Le langage dont le philosophe philologue est le créateur a une double fonction. D'une part, ce langage exprime avec précision, dans leurs nuances, des pensées neuves que l'auteur de la Généalogie de la morale considère comme ne pouvant pas s'exprimer, dans le langage ordinaire.

De l'autre, un style d'écriture à caractère sélectif. Il sélectionne à volonté son lecteur, le mettant ainsi constamment à l'épreuve. Sa technicité conceptuelle est souvent masquée sous des termes extérieurement usuels. Nietzsche utilise des termes de la tradition philosophique dont il vide le sens commun.

Il utilise aussi beaucoup des néologismes, formules et périphrases. Enfin, au contact de son texte on est frappé par d'abondants précisions, parenthèses, guillemets et définitions des termes utilisés. La généalogie comme méthode La généalogie est essentiellement méthode. Elle définit un problème authentiquement critique. Aussi s'oppose-t-elle à la traditionnelle recherche de l'essence, l'analytique et de manière générale, ce terme disqualifie toute idée sans référence à une origine.

Pour Nietzsche, elle est une perspective et une exigence nouvelles. Il estime que nous avons besoin d'une critique des valeurs morales, et la valeur de ces valeurs doit tout d'abord être mise en question - et, pour cela, il est de toute nécessité de connaître les conditions et les milieux qui leur ont donné naissance, au milieu desquels elles se sont développées et déformées [ Il s'en suit que les valeurs n'ont ni un caractère absolu, ni un caractère relatif ou utilitaire.

Le noble et le vil, le haut et le bas, tel est l'élément proprement généalogique ou critique. Mais ainsi comprise, la critique est en même temps le plus positif.

Dans la sphère des classes I. Maître et esclave appartiennent à deux sphères différentes et surtout à des valeurs différentes. C'est dans cette perspective qu'il faut considérer les deux groupes. Ce qui le caractérise n'est pas une nature spécifique, mais plutôt une position particulière au sein d'une culture donnée -n'importe quelle interprétation étant susceptible de passer si les conditions de culture le permettent, au rang de valeur.

Le maître est bon par lui-même. Le noble se caractérise par l'action, l'audace, la jouissance. Chez lui bonheur et action vont ensemble. Il est plein de vie. De l'autre, il y a l'esclave, le faible, qui se caractérise avant tout par sa haine de la différence et de la distinction. Pour les hommes du commun, le bonheur apparaît sous forme de stupéfiant, d'assoupissement de repos, de sabbat.

C'est là qu'a vu le jour l'idéal qui a terrassé l'aristocratie et ses valeurs de noblesse pour la remplacer par la bassesse et promouvoir la vilenie et toutes ses valeurs qui empoisonnent la vie. Dans l'acception française, Max Scheler en rapporte deux aspects. D'un côté, l'expérience et la rumination d'une certaine réaction affective dirigée contre un autre.

Ce qui est caractéristique du ressentiment à ce stade, c'est qu'il gagne en profondeur de manière continuelle. Et de ce fait même, le ressentiment abandonne le terrain de l'expérience et de l'activité. De l'autre, on trouve l'aspect de négation et d'animosité. Une des plus grandes ressources du ressentiment est, en effet, le désir acharné de vengeance. C'est toujours par rapport à un autre que l'on a ce sentiment. Il faut des préalables pour déclencher le mécanisme.

NIETZSCHE LA TÉLÉCHARGER DE GÉNÉALOGIE MORALE

C'est aussi et surtout à cause de l'incapacité d'agir, au sentiment avéré d'impuissance que l'on cultive le ressentiment. Elle est généralement accompagnée de la rancune, de la méchanceté, du mécontentement, de l'envie, de la jalousie et de tout ce qui fait reculer la vie. La satisfaction de ce besoin advient avec l'accomplissement de la vengeance. Ici la haine de la différence va jusqu'au renversement des valeurs aristocratiques que l'on remplace par celles de l'esclave.

Ce combat a duré deux mille ans. Comme on peut le remarquer si clairement dans la conclusion de la première dissertation, des choses se sont passées sur le tronc de l'arbre de la vengeance et de la haine judaïque. En effet, le ressentiment y est pour beaucoup. En définitive, on se trouve sur un terrain dévasté par un combat féroce. Il n'attend aucune approbation extérieure pour cela.

C'est l'homme vrai qui s'affirme, sûr de lui-même. Il est épris des valeurs de distinction et de distance à tout ce qui est bas et vil. A ce niveau il n'y a aucune comparaison de l'horizon de celui qui parle.

L'auteur nous place, d'une part devant l'agressivité des maîtres, positive et de l'autre le ressentiment des esclaves. L'esclave crie une séparation entre la force et ses manifestations parce que selon son idéal, l'oiseau de proie peut devenir agneau. Personne de ceux qui en sont les bénéficières ne voudra qu'on les remette en question.

Ces valeurs ne peuvent pas être séparées de la vengeance dont elles sont la caractéristique première. La conception nietzschéenne de la justice L'essentiel du message de Nietzsche sur la justice est à saisir dans le cadre d'une enquête sur l'histoire.

La société moderne, à laquelle appartient l'auteur, conçoit les relations sociales en terme de contrat entre plusieurs volontés égales.

NIETZSCHE DE MORALE GÉNÉALOGIE TÉLÉCHARGER LA

On y promeut l'idéal des valeurs universelles qui annihilent l'identité individuelle. L'auteur de la Généalogie de la morale lui s'oppose aux valeurs de décadence de la vie qui oppriment l'homme.

Il consacre des valeurs de distance, de différence et de distinction. Dans la Généalogie de la morale, on nous met en présence d'une véritable tension, celle du créancier et du débiteur.

Une tension qui est en fait l'expression de la relation de soi à l'autre. On se situe dans un cadre purement économique, celui de l'échange, du trafic.

Le débiteur s'engage par une promesse d'honorer sa dette auprès du créancier. C'est dans cette relation que pour la première fois que l'homme s'est mesuré à l'homme. C'est l'origine des évaluations dans les échanges. Et avec le consentement de tous on infligeait une sanction physique au débiteur pour compenser sa dette.

Cette tyrannie servait aussi à créer une mémoire nécessaire à la responsabilité dans la société. Dans les relations entre créancier et débiteur, l'évaluation dans le payement de la dette par rapport au corps n'est pas une simple commodité. C'est un arrangement social fondamental. Ceci présuppose la valeur de son propre corps dans la relation à l'autre. Cette évaluation indique la place de chacun dans le monde. Rosalyn Diprose parle de la distance en ces termes: while Nietzsche sometimes speaks as if there is an original difference between debtor and creditor, the self only becomes different, a distinct entity, by distancing itself from others.

L'échange est réciproque. Il n'y a pas de dette qui reste impayé ni de perdant. On parle plutôt d'équivalence.

Si l'échange est réciprocité, cela suppose qu'il y a égalité de puissance entre les deux parties en présence dans le contrat.

Généalogie de la morale — Wikipédia

En d'autres termes, les deux parties doivent être à mesure d'imposer leur propre évaluation. La possibilité de la justice, c'est de permettre que, malgré la différence d'individus, il n'y ait ni dette impayée ni perdant.

La justice à ce premier niveau est donc bon vouloir entre les gens de puissance à peu près égale de s'accommoder les uns avec les autres au moyen d'un compromis. Les moins puissants sont contraints d'accepter ce compromis.

En cas de force majeure cela doit leur être imposé. La conception nietzschéenne de la justice n'est pas utilitariste. Ils sanctifient la vengeance sous le nom de la justice et sont à la l'origine d'une société égalitariste.

Nietzsche est contre cette vision et, de manière spéciale, il s'insurge contre des lois qui imposent l'égalité entre tous. The change in the meaning of justice to equal rights for all is, therefore, the beginning of injustice.

C'est là aussi que se cache la peur de l'esclave devant l'autre celui qui est différent de lui et sa permanente tentation de tout réduire à soi.

La justice est plutôt le fruit d'un sentiment positif, ainsi que nous l'avons vu. C'est un compromis. C'est après la formalisation que l'on peut parler de justice. Il n'y a pas de justice ni d'injustice en soi. C'est après la formalisation de la loi que l'on peut distinguer ce qui est permis de ce qui est prohibé. Vouloir tenir toutes les volontés pour égales est synonyme de dissolution, c'est-à-dire une volonté ferme de tuer la vie.

La loi doit être accompagnée par des sanctions pour lui éviter d'être lettre morte. La Généalogie de la morale parle abondamment du châtiment. Mais tout ce que ce dernier réussit à faire, c'est de créer la crainte en l'homme et non de le rendre meilleur. Même si on peut prétendre que la contrainte de la loi n'est pas une crainte servile, la question de savoir pourquoi on punit en définitive reste insoluble.

C'est d'ailleurs dans cette sphère qu'il faut situer la création des dieux. Ainsi, il n'y a donc pas de justice ni naturelle, ni d'origine divine chez Friedrich Nietzsche. C'est le noble qui crée. C'est lui qui informe les volontés impuissantes. Partout où la justice s'exerce on voit qu'il y a toujours une instance plus puissante on dira, dans le cas d'un Etat organisé, d'une instance reconnue capable de mettre sa main sur des instances moins puissantes.

C'est ici que s'ouvre la porte d'entrée de l'exposé sur la justice. Il ne s'agit pas d'un exposé systématique sur le droit.

NIETZSCHE MORALE TÉLÉCHARGER GÉNÉALOGIE DE LA

Il est question plutôt d'une entreprise généalogique. Nous parlerons de l'origine ou des origines. C'est un travail de longue haleine et cela exige la mise en place des méthodes violentes.

L'objectif est de former la conscience, forger une mémoire qui rende l'homme capable de promettre. Un tel résultat ne s'obtient nullement dans le laisser-aller. Le travail de l'homme sur lui-même se doit de réprimer ses instincts les plus actifs. De la sorte, l'homme deviendra responsable envers ses semblables mais aussi envers la communauté.

On ne peut parler des valeurs ou de justice qu'à partir du moment où la société décide ce qui est à faire et ce qui ne l'est pas. Dans cette entreprise, la violence a une place de choix, d'autant plus qu'il s'agit d'un dressage. Mais lorsque surviennent les mauvais maîtres qui ignorent tout de la responsabilité survient aussi un bouleversement aux conséquences terribles. La justice ici est avant tout généalogie. Nous verrons comment l'animal-homme, grâce au dressage, devient responsable devant la communauté.

Il sera aussi question de situer l'origine de la justice, etc. Cette analyse est une enquête sur la mémoire et l'oubli. Elle est une question qui modifie la compréhension de la conscience et de l'homme lui-même. Le produit fini du travail de la nature sur l'animal-homme est la socialisation.

Comme être naturel et social, l'homme est lié aux autres par une promesse, un engagement quelconque, une responsabilité. L'oubli et la mémoire sont deux principes fondamentaux de la vie de l'homme comme être social. Le premier est un principe régulateur et le second un principe téléologique qui donne la capacité de disposer de soi en tant qu'avenir.

Ces deux principes nous placent devant un besoin réel de la promesse. Il faut que soient mises en place les conditions de possibilité pour que la promesse devienne effective. Et vivre exige, toujours et déjà, une alliance avec d'autres hommes.

Du coup, survient l'exigence de la régularité, de la mémoire. En d'autres termes, pour vivre l'homme a besoin d'oublier, pour vivre avec les autres, il a besoin de la mémoire. N'est-ce pas par la promesse que l'homme passe de l'animalité à l'humanité? L'homme qui promet dispose du temps présent et de l'avenir. Par la promesse l'homme peut anticiper et manipuler le temps en restant soi.

Dans ce texte que dit concrètement l'auteur sur la question de l'oubli? L'oubli est aussi gardienne de la conscience. Il entreprend, de temps en temps, de fermer les portes et fenêtres de la conscience.

C'est une faculté qui permet le silence, reformate la conscience pour laisser la place à la nouveauté, au renouveau. Et comme on peut très bien le voir, il n'y a pas de bonheur possible sans cette faculté active qu'est l'oubli. L'homme est un animal nécessairement oublieux. C'est une intégration de l'utile et rejet de ce qui ne l'est pas. Cela n'est possible que dans la mesure où elle libère la conscience pour du nouveau. Par contre, la mémoire qui requiert la promesse, elle est conservation consciente voulue de représentation extrinsèquement utile à la vie, en tant que sociale.

Ces deux mémoires n'ont donc pas le même statut ni la même fonction, ni la même origine. L'oubli est la condition de possibilité d'une expérience authentiquement subjective. Elle est une ouverture à l'imprévu. C'est une faculté originale et non dérivée. Cette deuxième mémoire se fonde sur la parole et c'est elle qui se manifeste comme faculté de promettre.

Cette mémoire n'est pas une faculté de conservation comme c'est le cas de l'homme du ressentiment. Chez ce dernier, les forces réactives l'ont emporté sur les forces actives. C'est une digestion qui n'en finit pas. Un homme en proie aux continuelles souffrances cruelles. Deleuze fait correspondre la faculté de l'oubli au maître et la mémoire haineuse à l'esclave.

Friedrich Nietzsche

La mémoire dont parle Nietzsche est la pure et simple répétition sans cesse réitérée de l'acte de vouloir, du moins de la partie du vouloir qui précède le passage à la réalisation de l'oubli comme condition de possibilité de la répétition de l'acte de vouloir et de toute autre répétition. D'une certaine manière, L'objet de la promesse est oublié au sens où il n'est pas dans le champ immédiat de la conscience mais remis à la volonté.

C'est un oubli différent de la première. Tout cela signifie que l'homme a dû apprendre à sélectionner le réel pour disposer de soi comme avenir, pour séparer le nécessaire de l'accidentel, pour aller au fond des choses pour prévoir, anticiper, calculer.

Sur l'invention de la morale ; généalogie de la morale, deuxième traité

Il faut distinguer le but du moyen. C'est un mode qui valorise l'instant présent comme porteur de possibilité nouvelle, comme créateur. C'est vraiment une disparition du bonheur conçu comme liberté de laisser être les choses, de l'espérance et de la sérénité. N'est-ce pas à ce prix que l'on devient soi et que la vie à côté des autres est possible? Ce travail de la nature sur l'homme est rude. Il dure longtemps avant de porter son fruit mûr, à savoir l'homme capable de promettre en souverain.

L'individu souverain La culture signifie dressage et sélection. C'est ici que le prodigieux processus doit aboutir. Dans le dressage, on distingue, d'une part la pression d'un Etat, d'un groupe, etc. Un tel homme qui a le sentiment d'être arrivé à un degré élevé de la perfection humaine. Ainsi affranchi, il peut promettre en souverain.

Dans ce sens, la justice s'exerce comme une activité formatrice, le contraire du ressentiment et de la mauvaise conscience. La responsabilité, la justice ne sont pas des fins en soi.

Chez Nietzsche la notion de responsabilité, même sous sa forme supérieure, a la valeur limitée de ses forces réactives devant la justice, il en est le maître, le souverain, le législateur, l'auteur et l'acteur. C'est lui qui parle, il n'a plus à répondre. C'est le mouvement général de la culture qui fait disparaître le moyen dans le produit. Ainsi nous aurons la responsabilité comme responsabilité devant la loi, la loi comme loi de la justice, la justice comme moyen de la culture.

Tout cela disparaît devant le produit de la culture elle-même. La moralité des moeurs produit l'homme qui en est affranchi, l'esprit des lois affranchit l'homme de la loi. Dans ce prodigieux travail, tout le générique tombe, il est supprimé pour laisser l'individu, son but final. C'est exactement comme une fusée qui doit perdre progressivement les parties ayant déjà joué leur rôle pour n'arriver à destination qu'avec l'essentiel.

La conscience et la mnémotechnique Nous avons parlé du travail de l'homme sur lui-même et de sa finalité, suivi du produit obtenu. Comment à l'animal-homme faire une mémoire? Pour arriver à cette fin combien de supplice a dû être nécessaire.

Il y a aussi des mutilations, des rites cruels, etc. Par conséquent, il s'agit de mettre un terme à la concurrence des autres idées.

C'est l'équivalent du dommage causé, de la promesse non tenue. L'homme qui doit tenir sa promesse est le fruit du dressage de la culture avec des moyens bien sélectionnés, tels le châtiment, pour lui fixer une mémoire. Les sociétés primitives entretiennent des rapports contractuels dans ses membres, c'est-à-dire, à ce niveau de la réflexion, nous sommes encore en plein processus.

La conscience de la faute Tout ce qui relève de la justice droit, loi, châtiment, etc. Cette idée est le fruit de l'induction humaine. Le terrain d'origine de la justice et de toute sa suite n'est pas celui du ressentiment, ni celui de la mauvaise conscience, ainsi que nous l'avons déjà dit. La sphère du droit n'est pas une invention des faibles ou de la vilenie. C'est la force d'airain du maître qui en est le créateur. C'est elle qui est capable de vouloir la loi du contrat et d'obliger au respect des engagements.

Nietzsche prend pour modèle une société primitive qui met en place un ensemble d'obligations tyranniques, lesté de cruauté. Dans cette société tout dommage trouve un équivalent. Il est susceptible d'être compensé. L'équivalence peut être dans la douleur de l'auteur du dommage, c'est-à-dire dommage et douleur sont équivalents.

Cette idée d'équivalence provient des rapports entre créancier et débiteur. Pourtant ces exigences ne sont pas une volonté morbide de vouloir faire souffrir. Cette rudesse au quotidien ne laisse aucune place à la complaisance et à la recherche de la souffrance pour elle-même. L'homme promet et c'est à partir de cette promesse qu'il s'agit de faire mémoire de celui qui promet. C'est à partir de la promesse que la cruauté et la violence vont trouver libre cour et être légitimées.

Aucun groupe humain ne peut se structurer sans un engagement réciproque des membres entre eux et dans la défense du groupe. Dans le contrat se trouve légitimée la cruauté. Dans certains cas, le créancier pouvait être compensé en ayant le privilège d'exercer sa tyrannie sur celui qui est réduit à l'impuissance. C'est une joie de faire souffrir.

Et dans le cas où ce pouvoir est délégué à l'autorité publique, la jouissance vient du fait de voir maltraiter et mépriser cet être. Ces concepts n'ont pas suivis un autre chemin que celui de la cruauté comme il en est de tout ce qui est grand sur la terre.

Et ce n'est que pour atteindre ce but que je ne devais pas épargner à mes lecteurs un aperçu de son action néfaste : afin de les préparer enfin au dernier aspect, l'aspect le plus effrayant que la question du sens de cet idéal puisse prendre à mes yeux. Que signifie la puissance de cet idéal, sa monstrueuse puissance? Pourquoi ne lui a-t-on pas opposé plus de résistance? Où est l'antithèse de ce système défini de volonté, de but et d'interprétation?

Cette antithèse pourquoi manque-t-elle? Cela vous paraît-il étrange? Mais s'il est vrai qu'à présent l'on travaille énergiquement dans le domaine scientifique et qu'il y a des travailleurs satisfaits de leur sort, il reste à prouver que la science, dans son ensemble, possède aujourd'hui un but, une volonté, un idéal, la passion d'une grande foi.

NIETZSCHE MORALE LA GÉNÉALOGIE TÉLÉCHARGER DE

Que de choses du moins ne doit-elle pas dissimuler! La science comme moyen de s'étourdir. Connaissez-vous cela? Or, qu'arrive-t-il dans ce cas? Non, ceux-ci sont loin d'être des esprits libres, car ils croient encore à la vérité C'était là de la vraie liberté d'esprit, une parole qui mettait en question la foi même en la vérité